La gifle (Article 3)
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La gifle
Dans un précédent article, j’ai évoqué « LA GIFLE » d’une façon humoristique, de la façon
suivante.
(Dans le Parisien du Samedi 2 Février 2008)
Il est dit :
Que la gifle est un signe de manque d’autorité, ce pourquoi,
excédé, certains Profs baissent les bras.
Remarque :
Baisser les bras pour donner une gifle, voilà qui ne doit pas être facile.
A moins que ce ne soit un nouvel exercice de Yoga, dans une nouvelle posture dite « active » qui devrait faire date dans cette
discipline et marquer d’une pierre blanche l’histoire de l’ingéniosité humaine et sa capacité à toujours reculer plus loin les limites du possible.
Mais maintenant,
il faudrait que je vous parle
d’elle d’une manière plus sérieuse, en invoquant son lien avec
la polémique relative à l’ utilisation ou non de la sanction physique dans l’ éducation des enfants .
Après réflexion, je pense qu’il faut relier ce
sujet à la série d’article sur l’instinct ses bienfaits et ses dérives.
A suivre
SUITE ( LA GIFLE "article 3")
Nous savons tous que pour arriver à notre stade de civilisation aux
manifestations multiples et aux conséquences mitigées, l’humanité a du parcourir quelques millions d’années, guidée et protégée par son seul
instinct.
Celui-ci, commun à tous les êtres vivants, agit depuis des temps immémoriaux, en inscrivant au patrimoine du vivant, jour après jour,
dans ses capacités mémoriels primaires les expériences fortes ou banalement habituelles, qui ont jalonnés la route de toutes ces existances , du protozoaire aux grands
reptiliens.
Cette longue période, est infiniment plus importante en terme de
mémoire sous-jacente, que celle qu’a vécue l’ homo-érectus des ses débuts jusqu’à nos jours .
Autant dire que notre mémoire reptilienne ( au centre du cerveau)
gravée
d’ une manière indélébile dans la chair, résulte d’ une histoire commune à toutes les espèces.
Elle nourrit notre subconscient, comme notre
inconscient, beaucoup plus collectif et universel qu' on ne le croit généralement.
Cette mémoire vit intensément encore et toujours toute petite (en volume) au milieu du crâne. Elle palpite de la vie des
dieux et d' une grandeur née du fond des âges. Elle est puissante, protectrice, salvatrice, mais aussi très dangereuse par le fait de son inintelligence. C’est l’instinct dans toute sa splendeur. Il parle sans permission. Il surgit inopinément, sans avertissement. Et lorsqu’il remonte au
niveau du cortex alors que la vigilance fait défaut, plus aucune barrière ne dresse d' ultimes remparts , nous laissant à sa merci pour le bien comme pour le pire
protecteur, ou destructeur. L’intellect ne réagit qu’après coup pour analyser ces manifestations qui ont échappés à notre contrôle en nous laissant pantoiset,
vexé. Notre intelligence est prise en défaut. Elle prend pour argent comptant les puissants influx qui remontent des profondeurs avec une force éruptive
volcanique.
La colère est une illustration de ce phénomène. Une phrase qui
revient souvent de la part des personnes concernées est : J’étais hors de moi…ou…Il m’a mis hors de moi… Je n’étais plus
moi-même.
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