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Mon Premier mini récit
(Les mini récits furent conçus par l’hebdomadaire SPIROU ; Ils consistaient en une série de mini pages, imprimées dans un certain ordre sur les deux faces des deux pages centrales. Le lecteur, n’avait plus qu’a plier les deux pages selon des pointillés, pour obtenir un petit livre minuscule, dont chaque page devait être ouverte au coupe-papier.
Comme je l’ai expliqué dans un de mes précédents articles, On peut lire mon premier mini récit « QUI S’ Y FROTTE S’ Y PIQUE » sur le site : http://coffre-a-bd.com
Personne ne peut imaginer à quel point, cette petite histoire d’un peu plus de trente pages, fut accouchée dans la douleur.
C’était l’époque de la galère et des vaches maigres. Je vivais à Bruxelles et je voulais dessiner dans des hebdomadaires comme Spirou et Tintin depuis longtemps, mais je me heurtais depuis un certains nombres d’années à un refus catégorique des directeurs artistiques qui trouvaient que mes dessins humoristiques avaient une facture agressive, qui s’adressaient aux adultes plutôt qu’aux enfants. Mes dessins, disaient ils, étaient grinçants, ce qui d’ailleurs était vrais. Mais je ne m’en rendais pas compte, tout a mon admiration devant des dessinateurs comme Ronald Searl dont les dessins avaient une force incroyable et un trait indescriptible. Il y avait aussi la nouvelle vague chez les Tchèques, qui nous époustouflaient avec leurs dessins animés, d’un genre tout nouveau.
Quelques années auparavant, Juste après mon service militaire, dans ma petite ville de Verviers, Raymond Macherot « Auteur de la BD (Les rats Noirs)» qui habitait sur les hauteur, m’avait donné les premiers conseils techniques, comme par exemple l’importance pour le dessinateur , d’avoir de bons instruments, comme les crayons, les plumes ou pinceaux.
Plus tard, à Bruxelles, à force d’aller sonner aux portes je fis la connaissance de Maurice Rosy (BD : Tif et tondu (comme scénariste) et BOBO( Comme dessinateur) Ce fut une bénédiction car, il attira mon attention sur l’importance de la psychologique et
la connaissance de soi. Il m’offrit même le premier livre de Pierre Daco, un ouvrage de vulgarisation sur la psychanalyse. Ensuite il me prodigua les premiers conseils pour la construction de personnages sympathiques pour mes mini récits.
Par exemple, il me disait qu’il fallait des bonshommes avec de grosses têtes et de petits corps dont les proportions étaient de une, deux ou trois fois la hauteur de cette même tête.
Je souffrais de devoir réapprendre à dessiner autrement que ce qui était propre a moi c’est-à-dire des personnages ayant des proportions normales. Il était douloureux de laisser des influences et entre autre celle d’ Hergé, que j’admirais beaucoup.
Lorsque au bout d’un mois de travail, mon premier petit récit « Qui s’y frotte s’ y pique » fut achevé, il me fallu passer par le jugement d’ Yvan Delporte, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire SPIROU. C’était un véritable petit tyran. Devant lui, il fallait être réellement « la main sur la couture du pantalon » pour ne pas se faire éjecter et avoir une chance, en écoutant religieusement ses conseils et ses impératifs, d’être publié. Il avait un talent certain, mais sa mégalomanie me faisait peur.
Je me suis senti humilié, mais j’avais un pied dans la place.
L’aventure pouvait continuer
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