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D IWAN LEMAIRE

 

 

 

 

 

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Dimanche 13 juillet 2008

WANWAN 
CHAPITRE 4 
PAGE 71

Le conducteur de l’autocar scolaire fit un effort désespéré pour éviter la boule de feu en expansion qui arrivait sur lui.

Peine perdue, Il fut soufflé par l’explosion. Dans un fracas d’enfer, le bus tourneboulas violemment jusqu’au fossé opposé ou il s’immobilisa  noirci, vautré sur le côté et léché par les flammes.                                                                                                                 

L’avant  du poids lourd  retomba lourdement dans la prairie creusant un long sillon  avant de se stabiliser cul en l’air. Si bien que le tablier, qui l’instant d’avant soutenait la citerne, se trouvais maintenant dressé vers le ciel comme un doigt accusateur.

 

Derrière c’était l’enfer ;  tout brûlait,  d’autres voitures était venues se jeter dans la fournaise et explosaient à leur tour.

Devant, dans la prairie, quelques animaux survivants fuyaient en beuglant laissant les autres en feu, blessés mais encore vivant. C’était une vision apocalyptique, abominable, dantesque. Après le tonnerre des explosions, les effroyables fracas et les craquements cauchemardesques. Un long silence s’installa dérangé aussitôt par le ronflement des flammes qui reprenaient vigueur à cause du vent violent qui s’était levé et méchamment attisait le feu ; paraphant  ainsi à sa manière la finale de cette  scénographie hallucinante. Comme point d’orgue vinrent s’ajouter  les cris  et  hurlements de ceux qui, blessés, sentaient avec effroi le doigt de la mort les effleurer.

 

par IWAN LEMAIRE - Travaux artistiques - Articles publié dans : Iwan l'écrivain
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Mardi 10 juin 2008
DERNIERE NOUVELLE DU « PIED »
 FICTION OU REALITE
« La télévision en question »
(Les fausses nouvelles de la science)
Depuis le dernier article sur l'expérience génétique interdite qu'avait menée un scientifique dévoyé ; à savoir faire pousser un pied à la place de la tête chez un être humain, des nouvelles de cette chimère nous est parvenue.
Cette créature, parait il, a maintenant atteint l'âge adulte sans problème majeur.
Selon les rumeurs, il a pu intégrer avec succès une des équipes d'une chaîne de télévision, dont nous tairons le nom. Au dire de chacun qui a côtoyé ce phénomène, son efficacité est à la hauteur de la demande. Ce qui, d' après nos source, n' a pas manqué de remplir de joie et de fierté, son concepteur, tout en lui donnant l'espoir d échapper ainsi à une condamnation trop lourde au vu de ce qui lui était reproché.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En toute dernière nouvelle, « Le Pied » comme on le nomme désormais dans les milieux télévisuels, a eu l'idée, qui semblait d' abord saugrenue, d'essayer d'avancer en sautant sur la tête -En l'occurrence un pied-, libérant ainsi les deux qui lui restait au bout des jambes. L'effet qui en a résulté, ne s'est pas fait attendre. Il a dépassé tout de suite ses collègues en médiocrité et en vulgarité. Ce qui, après tout, n'a étonné personne, puisque depuis son retournement il a pu disposer, en effet, de ses deux pieds libérés pour penser et agir deux fois plus vite qu' un autre..
Maintenant son surnom à changé, on l'appelle
« LE MARSUPIAL »

Le bruit coure depuis peu qu'il est sérieusement question qu'il soit nommé à la tête de l'audiovisuel Français. Le big boss quoi !!!
Réjouissons nous des programmes à venir.
par IWAN LEMAIRE - Travaux artistiques - Articles publié dans : Iwan l'écrivain
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Vendredi 6 juin 2008
WANWAN
CHAPITRE 4
PAGE 70

Ne pouvant déplacer le corps inerte du routier pour le pousser dehors, il avait le choix : mourir a deux par solidarité ou sauver sa peau en sautant du véhicule fou. Sa décision fut prise en une fraction de seconde.
- Un...deux...trois, compta t'il.
Il ouvrit la portière et tenta le saut salvateur. Il ne le pu.
Une de ses chaussures c'était empêtrée dans les lanières de son sac a dos. La moitié du corps suspendu hors de l'habitacle, il eut une dernière pensée pour l'ermite qui avait osé prétendre que cette bouteille de vin aurait pu sauver quelqu'un. Or, c'était juste le contraire qui allait se produire. Ils allaient tous mourir.

Au prix d'un effort violent, Wang se rétabli et se redressa. Il constata pétrifié ; qu'ils étaient revenus sur la bande de gauche. En fait, ils arrivaient au tournant sans pouvoir virer. Un car scolaire précédé de deux autres voitures, fonçait sur eux.
Le camion continua en ligne droite sur sa lancée, et pendant que l'avant mordait le talus en bordure de route, la première voiture entra en collision avec la remorque dont l'attache se brisa nette. La partie antérieure de l'engin, libérer de sa charge, bondi hargneusement par-dessus les barrières de la prairie où broutaient quelques paisibles ruminants.

La seconde voiture du cortège, vint se ficher dans la citerne à côté du premier véhicule encastrer dessous avec ses occupants inconscients. Le réservoir dévié qui avançait en crabe en glissanr explosa tout en continuant sa course oblique. Titanesque !!!
Le conducteur de l'autocar scolaire fit un effort désespéré pour éviter la boule de feu en expansion qui arrivait sur lui.

par IWAN LEMAIRE - Travaux artistiques - Articles publié dans : Iwan l'écrivain
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Samedi 24 mai 2008

Wanwan
- Chapitre 4 - 
PAGE 69
Agir vite, c’est tout ce qui comptait maintenant.

Il était sur qu’Ernest venait d’avoir une crise de delirium tremens. Le camion commençait à partir sur la gauche et le tournant se rapprochait. L’infortuné passager prit le volant  d’une main et voulu tenter de le manœuvrer.
Mais c’était impossible avec le poids du camionneur  qui pesait sur lui. De plus il était tombé en coinçant son bras droit le long de la colonne de direction, empêchant tout mouvement circulaire, ample.

La direction était quasi bloquée. La marge de manœuvre de gauche à droite et de droite à gauche, réduite à quelques centimètres, pouvait à peine suffire pour maintenir le camion en ligne droite. Wang essaya cependant. Le véhicule commençait  à revenir sur sa trajectoire initiale, mais pas assez vite, estimait il. On allait à la catastrophe. La route allait bientôt s’incurver a gauche pour  aborder  la courbe. Parker, se pencha pour repérer la clef et couper le contact. Cela pris quelques secondes. Il y parvint.

L’engin roulait désormais sur le frein moteur,  mais comme la grande vitesse était enclenchée, son allure ne diminuait que très progressivement.

Encore vingt secondes estima Wang qui s’étonna de son sang froid.

Tout lui semblait irréel. Le temps paraissait s’écouler au ralenti.

Il réfléchissait.

Ne pouvant déplacer le corps inerte du routier pour le pousser dehors, il avait le choix : mourir a deux par solidarité ou  sauver sa peau en sautant du véhicule fou. Sa décision fut prise en une fraction de seconde.

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Vendredi 16 mai 2008

WANWAN
Chapitre 4
Page 68

-       
Et tu sais qu’avec ce que je transporte, ce serait vachement  terrible.

Parker commença vraiment à s’inquiéter et se demanda si cette logorrhée était une manière de plaisanter ou si elle venait de son penchant pour la boisson. Auquel cas il avait du soucis a se faire.

- Mais que transportez-vous donc de si menaçant ?

  S’enquit il.

Le routier était devenu tout rouge. Il avait l’air de perdre son souffle et  ouvrait grand la bouche pour happer l’air comme un poisson rouge sorti de son bocal. On aurait dit qu’il étouffait.

Il bégaya.

           -  C’est du propylène…AL 105

-        Formule chimique : C3H6.

 Fit Wang machinalement

-         non  …du… da… de l’acétone, du propylène…Oui…C’est…c’est… un mélange explosif. Il ne faut pas que …Il ne faut pas que… oh mes enfants …devenir…Wang … Prends le volant… C’est toi qui conduit…je dois dormir un peu…  mais avant… faut téléphoner pour prendre rendez-vous chez les A…AAaaahhh

Ce râle à peine sortis de sa bouche, il s’affala en avant 

Wang eu vite fait de jauger la situation. Ils approchaient à cent kilomètres à l’heure  d’un tournant situé à deux cents mètres à peine et  le chauffeur, inconscient, ne pouvait plus contrôler son engin. Sa dernière phrase laissait à penser que sans doute il avait un suivi chez les alcooliques anonymes. Wang aurait du s’en douter. Agir vite, c’est tout ce qui comptait maintenant.

 

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Jeudi 1 mai 2008

WANWAN CHAPITRE 4 PAGE WANWAN
CHAPITRE 3
PAGE  67

Il vit Ernest, qui  achevait au goulot le reste de la bouteille de vin. Wang ne s’était pas trompé, ce type aurait été incapable d’apprécier une perle de culture et l’aurait sans doute avalé sans façon. Il  faut pas donner de perles aux cochons, disait le dicton.

- Ah ça y est, t’es réveillé ? Questionna Ernest.

Comme c’étais une évidence, il n’y eu pas de réponse.

Le routier, n’en attendait d’ ailleurs pas. Il se remit à siffloter. Son compagnon, remarqua qu’il transpirait abondamment. La sueur, coulant de son front sur son visage rubicond, terminait son parcours dans son cou en  mouillant le col de sa chemise. Brusquement et apparemment sans raison il fut pris d’un rire inextinguible.  Entre deux hoquets il tentait de parler, mais Wang n’arrivait pas à comprendre ce qu’il voulait dire.

Finalement, son rire diminuant d’intensité il pu tout en  reprenant son souffle émettre quelques phrases intelligibles

-        Est-ce que les araignées te  dérangent ? Moi, pas tellement ?  Parce qu’ils y en a plein dans la cabine tu sais ! C’est une question d’habitudes. J’ai pourtant demandé à ma femme de faire le ménage et elle l’a fait. Mais ces bestioles s’infiltrent partout. Ce que je supporte le moins ce sont les rats. Il parait qu’ils transportent des maladies comme la peste et toutes ces conneries là. Les chauves-souris, elle, c’est autre chose. Ça  s’accroche dans les cheveux. On n’arrive pas à s’en défaire et elles  risquent  de me faire perdre le contrôle du camion. Et tu sais qu’avec ce que je transporte, ce serait vachement  terrible.

Parker commença vraiment à s’inquiéter et se demanda si cette logorrhée était une manière de plaisanter ou si elle venait de son penchant pour la boisson. Auquel cas il avait du soucis a se faire.


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Mercredi 23 avril 2008

   Wawan 
Chapitre 4
 Page 66

- Hè hè , si ce vin doit guérir quelqu’un de quelque chose   ça ne peut être que de la   connerie.

Il y eu un  « pop » joyeux.   

- Ahaaa, ce   bruit chatouille agréablement les oreilles, non ? s’exclama Parker à l’intention d’Ernest.

- Je ne te l’fait pas dire,  rugit le camionneur, les yeux     exorbités par la convoitise

Les deux mains tendues vers la bouteille, serrant sa pinte comme le Saint Graal, il tremblait de tout ses membres en attendant de recueillir le précieux liquide.

Wang, fut un moment interdit devant cette   précipitation incongrue. Il la  trouva d’autant plus curieuse et grotesque, que le personnage n’avait pas pris la peine de lire l’étiquette et donc,   ignorait totalement la valeur et la rareté du nectar qu’il lui était offert. Il pensa que l’année de  ce « vieux rouge », si elle avait été humaine, bien qu’ayant une connotation érotique, se serait  sans doute drapée  dans sa dignité, offensée par ce rustre.

- Rien de tel pour se remettre de ses émotions, gargouilla Ernest en trinquant avec son passager.

Ils burent, se resservir et burent à nouveau.

                       - Bof, deux verres ? Ça va, minimisa le routier.

Ils reprirent la route. Au bout d’un moment de discutions sans queues ni têtes, bercé par le ronron du camion, Parker fini par  s’assoupir légèrement. Après quelques instants, il secoua la tête et se redressa sur son siège. L’engin filait à une allure régulière.

L’esprit   un peu embrumé, il se demanda à nouveau que pouvait contenir la citerne comme produit dangereux. Tournant la tête pour poser la question : Il vit Ernest, qui  achevait au goulot le reste de la bouteille de vin. Wang ne s’était pas trompé, ce type aurait été incapable d’apprécier une perle de culture et l’aurait sans doute avalé sans façon. Il ne  faut pas donner de perles aux cochons, disait le dicton.

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Dimanche 13 avril 2008

  
  WANWAN
CHAPITRE 4
PAGE 65
 

- Et si finalement on se l’ buvait ce café, proposa Ernest,

         le thermos est encore a moitié plein.

- J’ai beaucoup mieux que ça, lança   son voisin, en tendant la bouteille de rouge à bout de bras.

  Parker concrétisait ainsi  son intention de faire mentir le futur.

                 - Du vin ? mais c’est « pissance » ; S’extasia le routier.

Il voulait dire Byzance, mais ayant un jour entendu ce nom au cours d’un banquet gargantuesque, il l’  avait reçu déformé, en s’imaginant que beaucoup boire et ripailler devait être   synonyme de beaucoup  pisser. Un peu comme si on s’exclamait,

« Avec  tout  ce qu’il  y  a  à  boire ici, c’est de la pissance en perspective ».

LA  PISSANCE !!!. Cet être frustre avait ressenti cette expression comme une glorification du mâle et fait, par analogie, un lien avec le sexe fort.  Ce vocable résonnait comme l’écho du terme PUISSANCE avec une connotation suggérée de phallus érigé, projetant   virilement son jet d’urine a deux mètres cinquante au moins. Il ignorait, que ce mot n’existait pas, donc il l’utilisait pour montrer l’étendue de sa culture.

Wang s’attaqua au bouchon. 

Sa révolte intérieure le poussait à batailler avec le ciel. Il ironisait méchamment dans son fort intérieur.

- Hè hè , si ce vin doit guérir quelqu’un de quelque chose   ça ne peut être que de la   connerie.

par IWAN LEMAIRE - Travaux artistiques - Articles publié dans : Iwan l'écrivain
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