
WANWAN CHAPITRE 4 PAGE WANWAN
CHAPITRE 3
PAGE 67
Il vit Ernest, qui achevait au goulot le reste de la bouteille de vin. Wang ne s’était pas trompé, ce type aurait été incapable d’apprécier une perle de culture et l’aurait sans doute avalé sans façon. Il faut pas donner de perles aux cochons, disait le dicton.
- Ah ça y est, t’es réveillé ? Questionna Ernest.
Comme c’étais une évidence, il n’y eu pas de réponse.
Le routier, n’en attendait d’ ailleurs pas. Il se remit à siffloter. Son compagnon, remarqua qu’il transpirait abondamment. La sueur, coulant de son front sur son visage rubicond, terminait son parcours dans son cou en mouillant le col de sa chemise. Brusquement et apparemment sans raison il fut pris d’un rire inextinguible. Entre deux hoquets il tentait de parler, mais Wang n’arrivait pas à comprendre ce qu’il voulait dire.
Finalement, son rire diminuant d’intensité il pu tout en reprenant son souffle émettre quelques phrases intelligibles
- Est-ce que les araignées te dérangent ? Moi, pas tellement ? Parce qu’ils y en a plein dans la cabine tu sais ! C’est une question d’habitudes. J’ai pourtant demandé à ma femme de faire le ménage et elle l’a fait. Mais ces bestioles s’infiltrent partout. Ce que je supporte le moins ce sont les rats. Il parait qu’ils transportent des maladies comme la peste et toutes ces conneries là. Les chauves-souris, elle, c’est autre chose. Ça s’accroche dans les cheveux. On n’arrive pas à s’en défaire et elles risquent de me faire perdre le contrôle du camion. Et tu sais qu’avec ce que je transporte, ce serait vachement terrible.
Parker commença vraiment à s’inquiéter et se demanda si cette logorrhée était une manière de plaisanter ou si elle venait de son penchant pour la boisson. Auquel cas il avait du soucis a se faire.
Commentaires