
Wawan
Chapitre 4
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- Hè hè , si ce vin doit guérir quelqu’un de quelque chose ça ne
peut être que de la connerie.
Il y eu un « pop » joyeux.
- Ahaaa, ce bruit chatouille agréablement les oreilles, non ? s’exclama Parker à l’intention d’Ernest.
- Je ne te l’fait pas dire, rugit le camionneur, les yeux exorbités par la convoitise
Les deux mains tendues vers la bouteille, serrant sa pinte comme le Saint Graal, il tremblait de tout ses membres en attendant de recueillir le précieux liquide.
Wang, fut un moment interdit devant cette précipitation incongrue. Il la trouva d’autant plus curieuse et grotesque, que le personnage n’avait pas pris la peine de lire l’étiquette et donc, ignorait totalement la valeur et la rareté du nectar qu’il lui était offert. Il pensa que l’année de ce « vieux rouge », si elle avait été humaine, bien qu’ayant une connotation érotique, se serait sans doute drapée dans sa dignité, offensée par ce rustre.
- Rien de tel pour se remettre de ses émotions, gargouilla Ernest en trinquant avec son passager.
Ils burent, se resservir et burent à nouveau.
- Bof, deux verres ? Ça va, minimisa le routier.
Ils reprirent la route. Au bout d’un moment de discutions sans queues ni têtes, bercé par le ronron du camion, Parker fini par s’assoupir légèrement. Après quelques instants, il secoua la tête et se redressa sur son siège. L’engin filait à une allure régulière.
L’esprit un peu embrumé, il se demanda à nouveau que pouvait contenir la citerne comme produit dangereux. Tournant la tête pour poser la question : Il vit Ernest, qui achevait au goulot le reste de la bouteille de vin. Wang ne s’était pas trompé, ce type aurait été incapable d’apprécier une perle de culture et l’aurait sans doute avalé sans façon. Il ne faut pas donner de perles aux cochons, disait le dicton.
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