
WANWAN
CHAPITRE 4
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- Et si finalement on se l’ buvait ce
café, proposa Ernest,
le thermos est encore a moitié plein.
- J’ai beaucoup mieux que ça, lança son voisin, en tendant la bouteille de rouge à bout de bras.
Parker concrétisait ainsi son intention de faire mentir le futur.
- Du vin ? mais c’est « pissance » ; S’extasia le routier.
Il voulait dire Byzance, mais ayant un jour entendu ce nom au cours d’un banquet gargantuesque, il l’ avait reçu déformé, en s’imaginant que beaucoup boire et ripailler devait être synonyme de beaucoup pisser. Un peu comme si on s’exclamait,
« Avec tout ce qu’il y a à boire ici, c’est de la pissance en perspective ».
LA PISSANCE !!!. Cet être frustre avait ressenti cette expression comme une glorification du mâle et fait, par analogie, un lien avec le sexe fort. Ce vocable résonnait comme l’écho du terme PUISSANCE avec une connotation suggérée de phallus érigé, projetant virilement son jet d’urine a deux mètres cinquante au moins. Il ignorait, que ce mot n’existait pas, donc il l’utilisait pour montrer l’étendue de sa culture.
Wang s’attaqua au bouchon.
Sa révolte intérieure le poussait à batailler avec le ciel. Il ironisait méchamment dans son fort intérieur.
- Hè hè , si ce vin doit guérir quelqu’un de quelque chose ça ne peut être que de la connerie.
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