WANWAN
OU
LE TEMPS EST EPOUVANTABLE
- CHAPITRE 4-
Page 63
Aveuglé, et beuglant de douleur, le routier avait lâché sa tasse, pour reprendre d’urgence la conduite à deux mains. Il plissait
des yeux pour essayer de distinguer quelque chose et tenter de reprendre le contrôle de son camion. Le patapouf faisait de grand mouvement de gauche
a droite avec son volant pour essayer d’arrêter la course folle de son engin et le reprendre en main.
Le véhicule continuait de faire des embardées spectaculaires. La citerne valsait d’un côté à l’autre de la route. Parker accroché a son siège n’en menait pas large. Sa boisson comme celle du camionneur s’était répandue un peu partout.
- Heureusement qu’on est en ligne droite, bégaya le pilote, qui arrivait peu a peu a maîtriser la situation.
Je vois déjà plus clair. J’ai attrapé tout ce foutu café dans l’œil. Oh lala que ça fait mal. Voilà, ça y est. C’est tout bon. Cela aurait pu être catastrophique, avec ce que je transporte !!!
Le poids lourd avait cessé ses mouvements désordonnés et repris son ronronnement comme si de rien n’était.
Le gros homme freina. Il y eu un long grincement.
Le camion ralenti et se rangea sur le côté.
Wang se demanda, ce que la remorque pouvait bien contenir de si dangereux. Il voulu poser la question. Mais le routier fut plus rapide.
- On a bien mérité de souffler un peu après de telles émotions, dit-il pour justifier la pause qu’il venait de s’octroyer. J’ai bien droit à une récompense...Non ???
Il coupa le moteur.
Pensant que la peur commune qu’ils venaient de vivre devait créer des liens, ou du moins les resserrer s’ils existaient, il cru pouvoir se permettre certaines familiarités en tutoyant invité.
- Je m’appelle Ernest…fit- il, lui tendant la main, et toi ?
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